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L’agressivité du jeune enfant, pourquoi et comment l’accompagner ?

L’agressivité du jeune enfant, pourquoi et comment l’accompagner ?
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L’agressivité du jeune enfant, pourquoi et comment l’accompagner ?

Il n’est pas anodin d’observer des comportements ou des gestes agressifs chez le jeune enfant (frapper, griffer, mordre les autres, ou encore crier très fort). L’agressivité est nécessaire pour se socialiser, c’est une action involontaire qui permet de décharger une tension. Cette période de développement, qui permet à l’enfant de comprendre petit à petit les codes sociaux, peut toutefois être déroutante, culpabilisante pour le parent.

 

 

Pourquoi votre enfant a-t-il de telles réactions agressives ?

Dans un premier temps, il faut savoir qu’avant l’âge de quatre ou cinq ans, la partie frontale du cerveau de l’enfant n’est pas assez mature pour qu’il puisse maîtriser ses pulsions et qu’il ait conscience de faire mal à l’autre. Il est donc important de distinguer son comportement de sa personne.

Lorsqu’un besoin (physiologique ou affectif) n’est pas satisfait, le cerveau de l’enfant se positionne en mode « alerte ». Cette situation de stress engendre un comportement impulsif et imprévisible que l’enfant n’est pas en mesure de contrôler.

En grandissant, le cerveau se développera et l’enfant sera plus à même de réguler ses émotions et son comportement. Nous pouvons l’accompagner dans cette phase de développement.

 

Comment aider votre enfant à gérer son agressivité ?

Partons du principe que l’enfant dispose de 2 réservoirs :

  • STRESS
  • AFFECTION

L’agressivité se manifeste lorsque le réservoir « stress » déborde. Il est donc important de diminuer celui-ci en augmentant le réservoir « affection ». En effet, la production d’ocytocine, hormone de l’amour, de l’attachement et du lien social contribue à la réduction du stress.

Soyons donc vigilants aux situations provocant un stress chez le tout-petit (conflit avec un de ses pairs, ou en lien avec un besoin physiologique (dormir, manger). Pour cela, observons et ajustons nos propositions à l’enfant avant que son réservoir « alerte » ne s’active.

 

Le langage pour gérer les émotions de l’enfant

Par ailleurs, la répétition et la mise en mots bienveillante des situations et/ou l’utilisation d’un vocabulaire émotionnel permettra à l’enfant de prendre conscience de ses actes petit à petit. C’est avec cette répétition et cet accès au langage que nous accompagnerons l’enfant à la maîtrise de ses pulsions et à la gestion de ses émotions. Par exemple : « Je vois que tu es en colère, mais ce n’est pas autorisé de taper »

Il est donc inutile de crier sur un enfant qui a eu un geste puisque cela accentuera l’état d’alerte de son cerveau. Il n’aura donc pas la possibilité d’effectuer l’apprentissage de son acte.

Soyons patients et ayons à l’esprit que les clés données aujourd’hui aux tout-petits construiront l’adulte qu’il sera demain.

 

Pour en savoir plus sur le projet pédagogique de Crèche’n’do, réseau de micro-crèches dans la région de Rennes

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